Le 22 mars à Lyon : la nécessité de résister

La tempête médiatique est en place. Depuis des mois, depuis des années, des millionnaires cherchent à installer le retour de la peste brune en France, en positionnant des relais des idées réactionnaires et conservatrices à des postes bien stratégiques. À la TV bien évidemment, mais aussi dans la presse écrite, la radio, et l’édition. Et dans cette tempête, il faut bien l’avouer, cette bourgeoisie réactionnaire brouille tous les repères politiques. Faisant des antiracistes les premiers antisémites, des militant·es pour la paix les premiers violents, et des féministes les penseurs·euses d’une idéologie de l’entre-soi. Les temps que nous vivons sont ceux d’une véritable bataille culturelle, que nous gagnerons en réunissant le plus largement possible celles et ceux qui refusent les divisions fascistes dans notre peuple.

Ce samedi, à l’occasion de la journée internationale contre la discrimination raciale, des manifestation contre l’extrême-droite auront lieu partout en France. Elles participent à poursuivre la construction d’un grand mouvement populaire antiraciste, féministe et écologiste. Alors, si vous vous demandez pourquoi il est crucial de venir manifester contre l’extrême droite à Lyon ce samedi 22 mars, à 14h30, place Bellecour, cette note de blog vous est adressée.

Lyon est une cible régulière et privilégiée de l’extrême droite.

L’extrême droite n’est pas une idée « comme une autre ». Ces idées ont un impact direct sur nos vies, nos libertés et notre cohésion sociale. De ses branches institutionnelles et organisées à ses groupuscules et collectifs, elle est porteuse de discours haineux, racistes, sexistes, homophobes et antisémites. Depuis des décennies, des groupes identitaires, néo-nazis et violents cherchent à s’implanter dans la ville. La résistance à leur implantation est toujours provenue de l’action collective.

Il est par exemple assumé que la sémantique et la pensée de l’ouvrage « Le Choc des civilisations » de Samuel Huntington, se retrouve à la fois dans les prises de paroles des responsables politiques d’extrême droite, mais aussi dans certaines formations entre membres de groupuscules, ou encore sur certains plateaux de Bolloré.

Historiquement, Lyon a aussi été marqué par des mouvements d’extrême droite dès 1930, avec les ligues au Parti populaire de Doriot, puis d’Ordre nouveau jusqu’à Génération identitaire. D’actions de charité identitaire jusqu’à des ratonnades et des agressions en plein jour, les agissements ont depuis toujours été les mêmes et la pensée nationaliste a toujours été un objet de lutte, qu’elle provienne du milieu universitaire de Lyon 3 ou d’un catholicisme intégriste. Nous avons toujours combattu cette menace. Aujourd’hui encore, il est crucial de continuer cette lutte.

Leurs objectifs ?

Si aujourd’hui, l’objectif des milliardaires, penseurs et militant·es identitaires est de semer la division, l’intolérance, et l’exclusion, il est insuffisant de s’arrêter à ce constat. Le changement de prisme de lecture des faits est aujourd’hui devenu central dans le combat des forces réactionnaires. À l’image de la stratégie de Steve Bannon qui résume par le Flood the zone with shit, à savoir de noyer l’information par les fausses informations pour aboutir à un système dans lequel la contre-vérité (à savoir le mensonge) peut être légitimement utilisée.

Réécrire l’histoire et produire sans cesse des offensives contre des projets progressistes. Injurier la pensée scientifique, allant jusqu’à en interdire l’expression, à l’image de ce qu’il se passe aux Etats-Unis depuis le début du deuxième mandat de Donald Trump.

Nous devons faire bloc face à cela. Dans la rue, dans les urnes, dans les médias où nous jugeons bon d’aller. Partout et tout le temps, ne rien céder à la désinformation, aux raccourcis de la pensée, à la bêtise et la haine identitaire.

Ce samedi, Lyon sera le théâtre d’une manifestation importante contre l’extrême droite. Nous devons être nombreux et nombreuses, pour montrer que la haine et les idées réactionnaires n’ont pas leur place, ni dans notre ville, ni ailleurs.

Rendez-vous ce samedi, 14h30 à Bellecour !

Partager cet article:

Articles similaires

En savoir plus sur Anaïs Belouassa Cherifi

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture