1 AN À VOS CÔTÉS !

Lyonnaises, Lyonnais, cher·es ami·es,

Voilà un an que vous m’avez fait l’honneur de m’élire députée.

Il y a un an, Macron était prêt à confier les clés du pays à l’extrême droite, qui avait réalisé un score de plus de 40% aux élections européennes. 

Cependant, le peuple français s’est prononcé en faveur d’une vraie rupture envers les politiques de casse sociale mises en œuvre par les gouvernements macronistes et a résisté face  à la possibilité d’une prise de pouvoir par l’extrême droite.


Il y a un an, le Nouveau Front populaire a mis en échec le Rassemblement National, malgré les sondages qui les donnaient grands gagnants pendant des semaines. À Lyon, le NFP remportait l’ensemble des quatre circonscriptions grâce à la magnifique éruption populaire qui a suivi l’annonce de la dissolution. Les Lyonnaises et les Lyonnais ont ainsi fait honneur à notre histoire commune, celle de la résistance à l’extrême droite.

Il y a un an, j’étais élue sur un programme de gauche, de rupture, celui du Nouveau Front populaire. J’ai depuis placé la défense de ce programme au cœur de mon action à l’Assemblée et dans notre circonscription.

Organiser la résistance à l’Assemblée, pour changer la vie des gens

Depuis mon élection en juillet 2024, grâce aux permanences populaires, qui se tiennent partout dans la circonscription chaque semaine, j’ai pu vous rencontrer, échanger, débattre et nourrir de vos réflexions mon action politique. J’ai eu l’occasion de vous rencontrer dans les MJC, les centres sociaux, lors de festivités, à l’occasion de conseils ou de comités locaux et dans les diverses manifestations. Je me suis mobilisée pour accompagner chacun d’entre vous, quelle que soit votre situation, pour répondre à vos questions, vous apporter de l’aide et des conseils. C’est de cette manière que j’envisage mon mandat : avec vous, pour vous représenter et vous défendre, sans jamais être coupée de la matérialité des vécus.

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Ces discussions m’ont amenée à m’engager principalement sur les questions de handicap, de logement et d’inclusion. Un travail de réflexion, d’écoute et d’auditions des collectifs et citoyen·nes m’a permise de formuler ma première proposition de loi, déposée au mois de mars dernier et intitulée « Instaurer  une accessibilité réelle des logements aux personnes en situation de handicap », qui propose des mesures contraignantes à l’égard des bailleurs pour accélérer la mise en accessibilité des logements existants et assurer que les nouvelles constructions soient habitables pour les personnes handicapées en totale autonomie.

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J’ai également été nommée Présidente du groupe d’étude Pauvreté, précarité, non-recours aux droits et sans-abris à l’Assemblée Nationale. Ce cadre m’a offert l’occasion de mener de nombreuses auditions d’actrices et d’acteurs engagés dans la lutte contre la précarité et plus particulièrement dans le domaine du logement, tels que René Dutrey, secrétaire général du Haut Comité pour le droit au logement, le sociologue spécialiste du sans-abrisme Julien Lévy ou encore Bernard Lacharme, président de l’Association DALO . Ces auditions sont la base d’un rapport en cours d’élaboration et qui sera consacré au Droit au logement opposable (DALO). 

Les  questions de travail et d’emploi sont aussi au cœur de mon mandat, par le soutien de la proposition de loi « Territoire Zéro Chômeur Longue Durée » pour permettre à chacune et chacun d’occuper un emploi digne et rémunérateur. 

Enfin, j’ai dernièrement porté une proposition de loi élaborée aux côtés de la Fondation pour le logement des défavorisés afin de lutter contre les bouilloires thermiques. C’est une mesure de santé publique et de justice sociale urgente : le logement décent doit être accessible à toutes et tous.

Macron et les dénis de démocratie répétés

Ces combats que je mène aux côtés de mes collègues insoumis·es devaient être  rendus victorieux par la majorité obtenue à l’Assemblée par le Nouveau Front populaire il y a un an. Pourtant, Macron et ses sbires n’ont reculé devant aucune bassesse pour empêcher d’appliquer notre programme commun. Déjà habitués à la pratique ultra-verticale du pouvoir, leur perte de majorité au profit de la gauche a accéléré le processus illibéral qu’ils mettaient en œuvre. Les dénis de démocratie se sont enchaînés : refus de nommer un·e premier·e ministre issu·e des rangs du NFP, vote des ministres démissionnaires lors de l’élection de la Présidence de l’Assemblée nationale  et nomination de Michel Barnier, puis de François Bayrou. C’était la première fois de l’histoire de la Ve République qu’une minorité au pouvoir s’appuie sur le soutien de l’extrême droite pour survivre. Tout cela n’aurait pas pu avoir lieu sans la complicité du RN, qui a préféré à chaque étape laisser les amis de Macron en place plutôt que d’assumer leurs responsabilités en votant la censure.  La censure est un devoir lorsqu’il s’agit de protéger les Françaises et les Français d’un budget qui compromet notre adaptation au changement climatique, brutalise les services publics et donc l’accès à la santé, à l’école ou au logement. 

Cette Ve République est devenue si inopérante qu’une majorité de Français en rejette le fonctionnement, dénonçant la monarchie présidentielle et ses fonctionnements antidémocratiques. Fidèles à notre proposition historique, le passage à la VIe République, nous avons décidé de lancer avec La France insoumise une grande campagne partout dans le pays en faveur de cette nouvelle République et pour la paix. Ces évènements ont conduit à la mobilisation de plusieurs milliers de personnes partout en France lors de meetings à Belfort, au Mans, à Montpellier ou encore à Roubaix. Cela démontre bien l’aspiration des Françaises et des Français à tourner la page et reprendre le contrôle sur leurs institutions.

L’extrême-droitisation des macronistes et de la droite dite “républicaine”

La pente droitière sur laquelle l’ensemble des député·es soutenant Emmanuel Macron de sont engagés a de quoi inquiéter. Plus que jamais déconnectés de la vie des gens, ils ne pensent qu’à travers des chiffres déshumanisants et la division du peuple pour faire adopter leurs lois visant à précariser toujours davantage nos concitoyens et concitoyennes. Pour ce faire, Macron s’est entouré d’hommes payés pour marteler la haine. Le ministre de l’intérieur Bruno Retailleau considère ainsi l’État de droit “ni intangible, ni sacré”. Il a l’entière liberté de parler de “Français de papiers” ou de “régression vers les origines ethniques”, sans jamais risquer de se faire recadrer par le Président de la République. Ces paroles ignobles et honteuses se manifestent maintenant dans les actes : il a profité du jour-anniversaire de l’appel du 18 juin pour déployer une gigantesque opération de traquage des personnes sans papiers basée sur le déli de faciès.  Des millions d’euros d’argent public jetés par les fenêtres pour instiller la peur. C’est un signal très alarmant sur l’état de délabrement moral de la macronie.


À l’Assemblée, je constate jour après jour les alliances objectives qui se nouent entre le RN et le bloc « central ». Sur l’ensemble des votes répertoriés, les macronistes votent une fois sur deux en accord avec le RN. Ils votent ensemble contre l’augmentation du smic, contre le rétablissement de l’ISF et la taxe sur les produits de luxe, contre la lutte contre la fraude fiscale et contre la revalorisation des petites retraites. En refusant à nouveau de voter la motion de censure de la gauche, le RN se fait une fois de plus roue de secours du macronisme. Mais quoi d’étonnant à cela ? Monsieur Bardella a encore assumé, le 30 juin, que le Rassemblement national, s’il arrivait au pouvoir, ne reviendrait pas sur la retraite à 64 ans de Macron.

Avec La France insoumise, nous militons à chaque instant pour incarner un front de résistance à la fois au néolibéralisme et au danger que l’extrême droite représente pour tant d’entre nous, aussi bien au niveau européen avec le le groupe parlementaire de gauche au parlement européen (European Left Alliance for the People and the Planet) qu’en France au sein de notre mouvement.

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Avec La France insoumise, nous militons à chaque instant pour incarner un front de résistance à la fois au néolibéralisme et au danger que l’extrême droite représente pour tant d’entre nous, aussi bien au niveau européen avec le le groupe parlementaire de gauche au parlement européen (European Left Alliance for the People and the Planet) qu’en France au sein de notre mouvement.

Un seul cap : un avenir plus juste, pour toutes et tous

Les défis à relever sont nombreux. Les crises s’enchaînent, sanitaire, sociale, climatique ou économique. Les gouvernements successifs de Macron se sont révélés incapables de répondre aux attentes des Françaises et des Français. Ils ne font qu’aggraver les souffrances du peuple. Je porte avec mes collègues et le mouvement insoumis un projet d’espoir, d’avenir et d’harmonie. Notre belle ville de Lyon a prouvé qu’elle était en capacité de résister à l’extrême droite et de s’engager sur une voie claire de justice sociale et de progrès. Nous avons toutes les capacités pour mener, à nouveau, de grandes batailles ensemble pour tourner la page du macronisme. Je sais pouvoir compter sur vous et votre mobilisation pour, enfin, changer la vie des millions de personnes dans ce pays qui en ont tant besoin.

Avec humilité et détermination,

Anaïs Belouassa Cherifi

Députée de la 1ère Circonscription du Rhône

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