J’attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur l’accès aux concours de la fonction publique pour les personnes en situation de handicap. Des aménagements, indispensables pour garantir l’accessibilité des épreuves, nécessitent la présentation d’un certificat médical délivré par un médecin agréé. Or cette consultation représente un coût important, entraînant un reste à charge parfois élevé. Cela constitue un réel frein pour les personnes en situation de handicap souhaitant passer les concours de la fonction publique et constitue une inégalité financière avec les autres candidats. J’ai été interpellée à plusieurs reprises pour dénoncer cette inégalité. Bien que l’article 53 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 relatif à la « désignation des médecins agréés, à l’organisation des conseils médicaux, aux conditions d’aptitude physique pour l’admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires » dispose que « les honoraires et les autres frais médicaux résultant des examens prévus au présent décret et les frais éventuels de transport du malade examiné, sont à la charge du budget de l’administration intéressée », celui-ci ne précise pas expressément que la prise en charge par l’administration est prévue en cas d’examen médical destiné à apprécier les aménagements nécessaires au concours, comme l’indique le Défenseur des droits, dans son règlement amiable RA-2019-083 du 24 juin 2019. Elle lui demande si des modifications réglementaires sont prévues afin d’inclure une prise en charge des frais d’honoraires des médecins agréés dans le cadre des concours de la fonction publique.

