Audition de Mme Stéphanie Rist, ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées, sur sa feuille de route, lors de la Commission des Affaires sociales du Mardi 28 avril 2026. Retrouvez mon interpellation à la Ministre ci-dessous !
Retrouvez le texte de cette question Ă la Ministre de la SantĂ©, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapĂ©es :
 » Madame la ministre,
On va s’éviter toutes les amabilités de convenance et rentrer dans le vif du sujet.
Les services d’urgence des hospices civiles de Lyon sont au bord de la rupture et vos solutions, de faibles pansements à mettre sur une fracture ouverte.
Le 7 avril, j’ai pu interroger la Ministre Camille Galliard-Minier, sa réponses, des éléments de langage vus et revus :
- Les services de l’ARS et de l’hôpital sont mobilisés, alors que rien ne change
- Des arrangements ont été trouvés, mettant sous le tapis la colère du personnel hospitalier
- Ou encore qu’il existe des mesures préventives saisonnières, alors même que le manque de lit et de personnel c’est toute l’année
Les réponses creuses et les arrangements insuffisants se cumulent, mais pendant ce temps, le personnel est en souffrance et les patients ne peuvent plus se faire soigner.
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Le 17 janvier 2025, Léonore décède avant même de naître.
Sa mère a passé une nuit entière aux urgences de la Croix-Rousse, ballottée entre des services saturés. Le manque de moyens provoque la mort. Et ce jour-là , ce fut un enfant qui n’était même pas encore né.
Madame la Ministre, ce drame n’est pas une erreur mĂ©dicale, c’est le naufrage d’un système Ă bout de souffle.
C’est ce que dénonce courageusement Romuald Di Noto, le père de Léonore.
Cette nuit-lĂ , 2 mĂ©decins et 2 internes devaient gĂ©rer plus de 50 patients aux urgences, tandis qu’aucune place en hospitalisation n’Ă©tait disponible.
Les soignants et les patients ont raison d’être en colère Madame la ministre.
L’inaction et l’austérité voulue par le gouvernement provoque des drames comme celui-ci.
Vos “annonces” pour les urgences lyonnaises sont largement insuffisantes pour répondre aux demandes structurelles des personnels.
Leurs demandes, ce sont des renforcements durables des effectifs, une revalorisation des organisations de travail et une augmentation significative des moyens.
Rien de tout ça n’est satisfait.
Sans mesures concrètes, les urgences continueront à fonctionner en permanence au bord de la rupture, au détriment de tous. Des drames similaires y ont lieu chaque jour.
Alors Madame la ministre, ĂŞtes vous prĂŞte Ă prendre des engagements ici, devant la commission des affaires sociales pour sauver les services d’urgence ? «Â

